
Ces dernières années, à cause de la crise économique mondiale, les investissements directs étrangers IDE au Vietnam ont chuté fortement. En 2009, le pays n’a attiré que 23 milliards de dollars d’IDE, soit 30% par rapport à 2008. Depuis le début de l’année, seuls 10 milliards 500 millions de dollars ont été injectés dans le pays, soit une baisse de près de 25% en glissement annuel. Raison: Bien des projets d’IDE enregistrés sont factices. A cela s’ajoute la chute brutale de projets d’envergure. Le gouvernement vietnamien devient donc plus exigeant dans son choix de projets d’IDE. Il privilégie désormais les projets qui lui permettent de profiter du transfert technologique et ceux qui respectent l’environnement. C’est pourquoi, ces derniers temps, les projets développés par les grands groupes américains, japonais, sud-coréens et de l’Union européenne se sont vus attribuer une licence d’investissement. L’arrivée de ces groupes a favorisé le développement de l’industrie secondaire nationale car de nombreuses entreprises locales spécialisées dans la production d’accessoires pour ces groupes étrangers ont vu le jour. On trouve actuellement au Vietnam des succursales de groupes figurant dans le top 500 du monde. Ces groupes qui représentent 20% des IDE totaux du Vietnam ont mené des investissements dans 214 projets, pour un montant enregistré de 11 milliards 900 millions de dollars dont 8 milliards 590 millions de dollars ont été décaissés. Et qu’en est-il de la stratégie nationale d’attraction des IDE? Phan Huu Thang, économiste du ministère du plan et de l’investissement, précise:
Dès le début de notre ouverture au monde, notre cible était les grands groupes étrangers à fort potentiel financier et technologique, ce qui nous permettait d’absorber à la fois les fonds, tout en profitant de leur haute technologie. Nous suivons cette stratégie depuis 25 ans.

Cependant, force est de constater qu’il y a encore trop peu de grands groupes étrangers au Vietnam et parfois leurs projets profitent peu au Vietnam sur le plan de transfert technologique. Pour régler ce problème, les économistes en appellent à une amélioration de l’environnement d’investissement et à un perfectionnement juridique. L’avocat Phan Hong Bach explique:
Un bon cadre juridique pourra rassurer les investisseurs. Ils n’injecteront leur argent que dans un pays où la loi protège.




