La chancelière allemande, Angela Merkel - Photo CDU |
L’Allemagne est confrontée à une profonde crise politique. Pour la première fois depuis la fondation de la République fédérale d’Allemagne, en 1949, le pays n’a pas de majorité pour être gouverné. Dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 novembre, le FDP a jeté l'éponge, jugeant les "positions communes et de confiance mutuelle insuffisantes". Faute d'alternative, la première puissance économique européenne se prépare à des semaines ou mois de paralysie, sur le plan national comme en Europe.
De nombreux sujets de désaccord
De nouvelles élections anticipées ?
Pour de nombreux observateurs, Angela Merkel n'a pas d'autre choix que de se tourner vers le SPD. Restent les sociaux-démocrates, avec lesquels elle a déjà gouverné à deux reprises (2005-2009 et 2013-2017). Or, le SPD a affirmé lundi qu’il ne comptait pas participer à une nouvelle coalition gouvernementale avec les conservateurs de la CDU.
En l'état actuel, les élections anticipées semblent être la solution la plus probable, Angela Merkel ayant exclu un gouvernement minoritaire. Les Allemands pourraient donc retourner aux urnes début 2018. Le président Frank-Walter Steinmeier, qui joue un rôle institutionnel clé pour mettre en œuvre une dissolution, a exhorté la classe politique à retourner à la table des négociations, repoussant dans l'immédiat des législatives anticipées au nom de la stabilité de l'Allemagne et de l'Europe. Et pour cause, si de nouvelles élections étaient organisées, rien ne garantit que le résultat du nouveau scrutin serait différent du précédent. Selon plusieurs sondages, le parti d’extrême droite AFD, qui est entré pour la première fois au Bundestag depuis la fin de la seconde guerre mondiale, pourrait même continuer à progresser.
Angela Merkel a annoncé lundi à la télévision publique qu'elle était prête à être de nouveau candidate en cas d'élections législatives anticipées, "une voie préférable" à la mise sur pied éventuelle d'un gouvernement minoritaire.




