Le nouveau président français Emmanuel Macron a
rendu visite à Angela Merkel pour son premier déplacement à l'étranger. Photo THX/AVI |
Comme Nicolas Sarkozy et François Hollande en leur temps, le nouveau président français a rendu visite à Angela Merkel pour son premier déplacement à l'étranger. A Berlin, il lui a affirmé le rôle important de l’alliance franco-allemande dans la relance de l’Europe face à la montée des populismes et au risque de délitement de l’Union après le Brexit.
Refondation de l’Europe, une priorité de la France
Emmanuel Macron l'a martelé au cours de la campagne : il souhaite une plus grande intégration de la zone euro : une gouvernance commune, un budget autonome doté d'une « capacité d'emprunt » et même une harmonisation sociale et fiscale. Lors de son investiture le 14 mai, le plus jeune président de la République française a promis de remettre l’Europe en marche.
Pas de tabou
Au cours de leur
entretien, la chancelière allemande et le nouveau président français ont décidé
de travailler immédiatement sur des projets communs de court terme et d’établir
une feuille de route pour consolider le projet européen et l’union monétaire. Illustration
éclatante de leur volonté commune Angela Merkel, jusque-là très réticente, a
lâché que "du point de vue allemand, il est possible de changer
les traités si cela fait sens". Les projets de refonte d'Emmanuel Macron
concernent le fonctionnement de la zone euro et impliqueraient une ratification de l'ensemble des pays européens. Pour rassurer sa partenaire allemande, il a affirmé «qu’il n’était pour lui pas question de mutualiser les dettes "du passé" dans la zone euro. Il a aussi promis des réformes en France, s'engageant à "restaurer une confiance pleine et entière" avec Berlin. Sur les questions commerciales, M. Macron a répété vouloir « une Europe qui protège mieux » et avec « moins de naïveté » face aux pratiques de dumping.
Ce déplacement du nouveau président français devrait permettre non seulement de donner un coup de pouce à la coopération franco-allemande, coopération qui n’a cessé de se renforcer depuis la signature le 22 janvier 1963 du Traité de l’Elysée entre le président Charles de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer, mais aussi d’affirmer la volonté commune de ces deux locomotives économiques d’oeuvrer ensemble à une vraie refondation de l’Europe en pleine crise.




