Photo d'illustration |
Organisé sur fonds de guerre commerciale entre grandes puissances et de défis sécuritaires non conventionnels, ce sommet se veut être celui de la connectivité et du dialogue. C’est en tout cas de cette manière que l’Europe et l’Asie envisagent de se hisser à la hauteur des grands enjeux de notre temps.
ASEM : 22 ans après…
Lancé à Bangkok en 1996, l’ASEM a vocation à instaurer et favoriser le dialogue entre l’Europe et l’Asie. Il regroupe notamment les pays de l’Union Européenne, ceux de l’ASEAN, la Commission européenne et le Secrétariat de l’ASEAN.
Ce dialogue Europe-Asie s’articule autour de trois « piliers » : politique, sécurité et économie, éducation et culture. Tous les deux ans, a lieu un sommet réunissant les chefs d’États et de gouvernements, sommet auquel il faut ajouter une conférence des ministres des Affaires étrangères de l’ASEM, ainsi que de nombreuses réunions ministérielles : autant de rendez-vous qui traduisent toute la richesse de ce dialogue.
Ces dernières années, l’ASEM a su répondre présent dans de nombreux dossiers brûlants, parmi lesquels la relance de l’économie mondiale, la promotion du développement durable, la mise en œuvre de l’agenda de développement durable proposé par l’ONU.
Vers un partenariat plus dynamique
Ce sommet doit permettre aux dirigeants asiatiques et européens de renforcer la coopération intercontinentale dans des dossiers tels que le nucléaire - la République populaire démocratqiue de Corée et l’Iran étant en cause -, le terrorisme, la crise migratoire, le commerce et l’investissement. Autre sujet, devenu inévitable par les temps qui courent : la guerre commerciale que se livrent la Chine et les États-Unis. Il est plus que probable qu’à cet égard, l’ASEM prône la solution de sagesse, à savoir le recours à l’arbitrage de l’Organisation mondiale du commerce.
Le 15 octobre dernier, le Conseil
européen a approuvé la stratégie de l'Union européenne, stratégie qui vise à relier l'Europe à
l'Asie dans de
nombreux domaines : économie numérique, transport et communications ou
encore énergies. Cette stratégie devrait également alimenter les débats de ce
sommet et permettre aux participants de se livrer à un plaidoyer en faveur de
la coopératrion et de la connectivité.




