Un champ de riz dans le district de Thoi Binh (Photo: VOV) |
«Le riz bio se vend beaucoup mieux sur le marché international. Du coup, en un an, mes revenus ont augmenté de 20%», nous dit-il.
La coopérative à laquelle appartient Trân Van Thiêt, celle de la commune de Tri Luc, a vu le jour en 2018, avec seulement 15 membres. Elle regroupe aujourd’hui 540 producteurs et exploite 700 hectares de rizières, dont 117 sont cultivés aux normes biologiques. Pour 2021, son ambition est de passer à 200 hectares et de développer ses exportations vers des marchés tels que l’Europe, les États-Unis et le Japon.
Quant à la culture alternée, en vigueur désormais à Tri Luc, beaucoup veulent y voir la formule idoine: le riz a la vertu d’assainir les bassins d’élevage et les déchets organiques laissés par les crevettes le fertilisent. Un cercle vertueux, donc, qui se traduit par un meilleur niveau de vie pour les agriculteurs, comme nous l’explique Lê Van Mua, le directeur de la coopérative.
«C’est un mode de production qui implique un respect très strict des normes», nous fait-il observer. «Ça a été un petit peu difficile à mettre en place, au début, mais les agriculteurs ont rapidement compris qu’ils avaient tout à y gagner, même si le riz organique doit être cultivé sans engrais, sans produits chimiques…»
Photo: VOV |
«Plusieurs résolutions ont été adoptées, qui portent sur le développement du riz organique de Thoi Binh, dont une résolution sur le développement de la production lié au tourisme communautaire. Sinon, on sollicite beaucoup les entreprises et les coopératives, l’idée étant de mettre en place de véritables chaînes de production, de façon à assurer l’écoulement des produits», nous indique-t-il.
De grands projets, donc, qui concernent aussi bien le district de Thoi Binh que la province de Cà Mau, qui pense avoir trouvé dans cette formule de culture alternée «la» formule idéale en termes de développement socio-économique.




