La coopérative agricole Chiêng Hac est la première du district de Yên Châu à mettre en application un modèle de culture biologique (photo: sonla.gov.vn) |
«L’idée, c’est de planter des arbres fruitiers en pleine forêt, mais aussi d’exploiter des collines jusque-là en jachère. C’est un modèle de production sûr, respectueux de l’environnement et responsable envers la communauté et les consommateurs. Nous nous efforçons en permanence d’améliorer le rendement et la qualité des fruits. Nos produits sont d’ailleurs de plus en plus prisés par les consommateurs. À ce jour, ils se vendent dans les supermarchés de l’ensemble du pays et s’exportent vers les marchés exigeants tels que l’Australie, les États-Unis et la Chine», nous explique-t-il.
Ce «modèle de production sûr, respectueux de l’environnement et responsable envers la communauté et les consommateurs» dont Hà Van Son nous vante les mérites assure à chaque membre de la coopérative un revenu stable d’environ 200 millions de dôngs par an. La production suit un protocole des plus stricts, qui exclut les pesticides et les engrais chimiques, comme il se doit en agriculture biologique.
Les mangues sont biens emballés avant l'exportation (photo: sonla.gov.vn) |
Hà Thi Duyên, elle, possède des manguiers. Pour fabriquer des engrais, elle utilise du maïs ou du soja fermenté, mais également des préparations à base de gingembre, d’ail et de piment pour lutter contre les parasites. Elle espère que ses efforts seront récompensés et qu’elle pourra récolter environ 10 tonnes de mangues par hectare.
«Avant, c’est au petit bonheur la chance… On ne suivait aucun protocole précis et du coup, le rendement était faible. Maintenant, avec ces méthodes, on peut vendre nos mangues à un bien meilleur prix», nous dit-elle.
Le district de Yên Châu abrite 60 coopératives, dont les trois quarts produisent des fruits. 27 d’entres elles ont reçu le certificat VietGap.
Pour l’ensemble du district, on recense plus de 11.000 hectares d’arbres fruitiers, principalement des manguiers, des pruniers et des longaniers. Les autorités locales ont créé un code de traçabilité pour les fruits destinés à l’exportation, puisqu’effectivement, 10.250 tonnes partent chaque année en direction de l’Australie, des États-Unis et de la Chine. Pour Lê Phong, le vice-président du comité populaire de Yên Châu, tout doit être fait pour répondre aux exigences de ces marchés.
«Nous avons demandé à nos fruiticulteurs de se mettre aux normes VietGap et GlobalGap. C’est absolument indispensable si l’on veut que nos fruits puissent s’exporter», nous indique-t-il.
Pour cette année, Yên Châu ambitionne d’exporter près de 6.500 tonnes de fruits de toutes sortes, et de réaliser un chiffre d’affaires de plus de 4 millions de dollars. Les autorités locales, elles, déploient des campagnes de promotion à l’étranger en mettant en avant ces nouvelles pratiques agricoles, synonymes pour bien des consommateurs de sécurité alimentaire.




