"« DollFe », c’est un mot composé de deux termes, un mot anglais, « doll », qui signifie « poupée », et « fe » qui est tout simplement la dernière syllabe du mot « café ». Ici, il y a des poupés partout. Mais ce sont des poupées que j’ai fait moi-même. C’est d’ailleurs la particularité de ce café. Ici, on aime bien fabriquer de petites choses par soi-même, aussi bien les clients que moi-même." dit Nghia.
![]() |
| Les poupées sont partout dans le café DollFe |
Une chose est sûre : fabriquer un cadeau demande plus de temps que d’en acheter un. Le fait-maison n’en demeure pas moins une tendance en vogue chez les jeunes. « J’aime bien cette atmosphère paisible. Ici, on n’entend pas de rock ou de rap, juste de la musique instrumentale en fond sonore. La propriétaire organise des cours pour apprendre à ceux qui le souhaitent à confectionner des poupées en laine ou d’autres petits cadeaux. Ça m’a donné des idées, moi ! maintenant, plutôt que d’acheter des meubles, je chine allègrement. Pareil, je bricole des jouets pour mes enfants. Je compte même me faire un mini-potager dans mon jardin pour cultiver mes légumes ! Vive le fait-maison ! » dit Van Anh, une cliente fidèle de DollFe.
Van Anh s’est donc découvert une véritable vocation pour le fait-maison dont elle apprécie la dimension éminemment familiale.
![]() |
| Les petites choses au fait-main à DollFe |
« La qualité »... Là encore, Nghia a des idées et surtout une ligne de conduite :
« Inutile de prétendre que ce que l’on crée en amateur puisse avoir la qualité d’un travail professionnel. Il ne faut pas non plus chercher l’originalité à n’importe quel prix ! Ce qui compte, c’est le geste ! Ici, « faire », ça veut dire « je t’aime », et ça, c’est bien suffisant ! »Ce que les adeptes des produits faits-maison recherchent, c’est la fonctionnalité. Créer simple et utile, c’est aussi répondre à certains besoins de la vie quotidienne. Mais ce qu’ils aiment aussi, c’est le rythme de vie que le fait-maison implique : bricoler, coudre, tricoter, jardiner, tout cela prend du temps... Alors que tout autour de nous nous impose d’aller toujours plus vite, le fait-maison suppose de s’arrêter et de bien réfléchir à un projet pour se l’approprier. Tuan Anh, un adepte du fait-maison, ami de Nghia : « Avec le fait-maison, il ne faut pas s’attendre à un résultat parfait. Bien sûr, il y a parfois des ratés, mais ç’est le jeu ! On rate mais on progresse, on trouve de nouvelles techniques... Et puis, ça nous apprend à nous dépasser. En définitive, c’est beaucoup plus enrichissant que le simple fait de posséder un nouvel objet. »
Face au rythme rapide du développement industriel, le fait-maison s’impose à sa manière et surtout à son rythme, car bien plus qu’un artisanat, c’est avant tout un certain art de vivre...




