Pis, selon le Programme environnement des Nations unies (PNUE) à l'origine de ce rapport, le fossé n'a jamais été aussi important entre, d'un côté, les engagements pris par les États pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et, de l'autre, la baisse qui serait nécessaire pour respecter l'ambition de l'Accord de Paris de 2015 - à savoir contenir la hausse de la température «nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels».
Dans ce document intitulé «Emissions Gap Report 2018», basé sur les dernières données compilées par une équipe internationale de scientifiques, l'ONU est catégorique: pour garder la hausse du mercure en deçà de 2°C, les États devront tripler d'ici à 2030 le niveau global de leur engagement par rapport aux promesses faites en 2015. Et le multiplier par cinq pour ne pas aller au-delà de 1,5°C, stade déjà annonciateur de dérèglements, ajoute ce 9e rapport sur l'action climatique.




