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Malgré la chute de Daech en Irak et en Syrie, le tableau sera resté bien sombre pour le Moyen-Orient, en 2018.
Une région toujours sous haute tension
Même si les diplomates parlent encore de processus de paix entre Israël et la Palestine, il est de fait qu’aucun processus n’a démarré, et ce depuis de nombreuses années. La solution à deux Etats demeure la seule option envisageable pour satisfaire les deux camps, mais elle devient de moins en moins crédible. Le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem pourrait bien d’ailleurs l’avoir définitivement compromise.
En Syrie, l'année 2018 a vu le pouvoir de Bachar al-Assad reconquérir plusieurs fiefs rebelles et djihadistes, grâce au soutien militaire de ses deux alliés indéfectibles, l'Iran et la Russie. Le pouvoir de Damas contrôle aujourd'hui près des deux-tiers de la Syrie. Mais le nombre de morts civils reste très élevé : près de 20.000 personnes selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Au Yémen, « la situation humanitaire est la pire au monde » d’après l’ONU qui a annoncé que 14 millions de personnes pourraient être en situation de « pré-famine » dans les mois à venir dans ce pays. Quelque 85.000 enfants seraient morts de faim ou de maladie depuis l’intensification de la guerre au Yémen selon une estimation de l’ONG Save The Children. Or, jusqu’à présent, aucune solution efficace n’a été prise afin de mettre fin au conflit dans le pays.
Ce qui attend le Moyen-Orient en 2019
Des perspectives plus optimistes pour la région en 2019 ? Personne ne peut se risquer sur ce terrain, malgré des signes positifs enregistrés.
Récemment, le président américain a décidé de retirer les troupes américaines de Syrie, justifiant sa décision par le succès enregistré face au groupe État islamique (EI) dans la région. Mais le locataire de la Maison Blanche a également affirmé que ce retrait serait « lent ». Par ailleurs, l’implication de plusieurs parties dans la région va complexifier encore la situation et la paix et la stabilité pour Syrie serait encore lointaine.
Pareil pour Yémen où un premier accord a été conclu sous l’égide de l’ONU à Stockholm, en décembre, entre le gouvernement et les rebelles houthistes. Mais, cet accord peine à être appliqué pour que de véritables négociations de paix soient lancées.
De l’avis des
analystes, la situation reste explosive au Moyen Orient cette année car l’enjeu
des rivalités stratégiques entre les grandes puissances demeure.




