Néanmoins, a poursuivi Huynh Phong Tranh, le mécanisme actuel de prévention et de traitement de la corruption présente plusieurs lacunes. Ces derniers temps, les dirigeants devaient déclarer leur patrimoine, tous les importants achats des établissements publics devaient se faire par compte bancaire, les chefs d’établissements devaient endosser leur responsabilité au cas où une affaire de corruption éclatait au sein de leur établissement. Mais l’application de toutes ces mesures s’est avérée encore peu efficace. L’inspecteur général du gouvernement a souligné l’impératif de remédier à cette situation: "Primo, il faut mettre en avant le rôle et la responsabilité du chef qui doit endosser sa responsabilité personnelle s’il laisse se produire une affaire de corruption dans son établissement ou dans sa localité. Secundo, la réforme administrative doit s’accélérer. Il faut plus de transparence. Actuellement, dans certains domaines, les formalités administratives sont encore trop encombrantes, la population doit se déplacer trop, cette situation est vraiment favorable à la naissance d’exactions de la part du personnel administratif. Tertio, nous devons perfectionner la législation contre la corruption en élargissant la liste des personnes devant déclarer leur patrimoine et en rendant ces déclarations plus transparentes."
L’Assemblée Nationale devrait bientôt amender la loi contre la corruption de 2005, afin de lutter plus efficacement contre la corruption. Le projet d’amendements prévoit justement que tous les postes à responsabilité devront déclarer leur patrimoine et que ces déclarations seront publiées à leur lieu de résidence. Plus que jamais, le Vietnam est déterminé à combattre la corruption en vue d’une société saine et développée.




