Photo Kim Kyung-Hoon/Pool/Reuters |
Ce sommet d’Osaka, qui marque les 20 ans de la fondation du Groupe des Vingt, se jouera surtout en coulisses, avec plusieurs dossiers épineux au programme: le conflit commercial entre Washington et Pékin, les tensions géopolitiques autour de l’Iran, le dossier nucléaire nord-coréen, ou encore le changement climatique.
Un ordre du jour chargé
Cadre pour une croissance forte, durable, équilibrée et inclusive, le sommet des dirigeants du G20 se décline autour de quatre principaux sujets: économie mondiale, commerce, investissement; Innovation et économie numérique; environnement, énergie et réchauffement climatique; développement durable, emploi, droits de la femme et santé.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui préside ce sommet, devrait plaider en faveur d’un commerce international ouvert, équilibré et fondés sur des règles. Les dirigeants des pays développés et émergeants auront à évaluer les risques que court l’économie mondiale dans la mesure où de nombreuses banques centrales ont tendance à relâcher leurs politiques monétaires. Ils devraient également réaffirmer leur détermination à suivre une croissance inclusive et durable.
L’autre priorité de Tokyo sera de mettre en place un mécanisme international permettant d’encadrer le traitement transnational des données, un secteur d’activité dynamique à l’heure de l’économie numérique.
À noter que la réforme de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) et la résolution des défis environnementaux seront aussi au menu des dirigeants du G20.
Une déclaration finale est-elle possible?
Ce sommet du G20 devrait, en principe, se résumer à un plaidoyer en faveur du multilatéralisme, l’idée étant de rétablir la confiance dans la libéralisation commerciale et la mondialisation économique. Mais il est assez peu probable que ce soit le cas. Il se pourrait bien que les dirigeants du G20 ne parviennent pas à un compromis contre le protectionnisme, comme cela avait déjà été le cas l’an dernier lors du sommet à Buenos Aires, en Argentine en raison du véto de Washington.
Sur le dossier du réchauffement climatique, le président français Emmanuel Macron s’est montré extrêmement ferme, évoquant une ligne rouge à ne pas franchir. «Si on ne parle pas de l'accord de Paris et si, pour se mettre d'accord dans une salle à 20, on n'est pas capable de défendre l'ambition climatique, ce sera sans la France». Paris qui menace de ne pas signer la déclaration finale du G20? La menace est osée mais elle répond aux rumeurs selon lesquelles le projet de texte préparé par la présidence japonaise aurait été édulcoré sur le climat pour être acceptable par Washington.
Un sommet sans déclaration finale à cause de dissensions entre les
grandes puissances? Tout dépend de l’arbitrage de Tokyo.




