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Les membres de Tiêng To Dông se réunissent à l'occasion du Têt traditionnel. Photo: Pham Tu Truoc
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Mme Trân Kim Kiêu (premier rang, à gauche). Photo: Pham Tu Truoc |
Trân Kim Kiêu étudie le dàn tranh, la cithare vietnamienne, depuis 15 ans au sein de l’association, dont elle est aujourd’hui un élément indispensable…
«La première fois où j'ai vu et entendu le dàn tranh, j'ai été impressionnée. Ce jour-là la musicienne qui jouait, c'était Hô Thuy Trang, la présidente de Tiêng To Dông… Alors, je me suis inscrite à Tiêng To Dông pour apprendre à jouer cet instrument. Maintenant quand je joue de la musique traditionnelle vietnamienne dans des spectacles je me sens vraiment vietnamienne et je suis très fière de montrer l'une des facettes de la culture vietnamienne au public non vietnamien», nous dit-elle.
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Thomas Briand est joueur de monocorde et membre de Tiêng To Dông. Ce musicien, qui pratique le monocorde depuis cinq ans, préfère toujours marier les mélodies traditionnelles vietnamiennes avec des harmonies occidentales. «Alors moi ce qui m'a intéressé dans cet instrument, c'était vraiment la timbre de l'instrument et la façon dont il sonnait, et donc, je me suis amusé à arranger des morceaux traditionnels vietnamiennes en créant des harmonies plutôt jazz, un petit peu pop… Moi, c'est ça qui m'a intéressé: d'avoir pu utiliser un instrument de la culture vietnamienne et avoir pu le mélanger avec ma culture occidentale à moi», nous confie-t-il.
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Dào Ngoc Diêp Léa (à droite) joue du dàn tranh. Photo: Pham Tu Truoc |
Dào Ngoc Diêp Léa, 10 ans, est née et a grandi en France. Elle suit des cours de cithare à Tiêng To Dông depuis quatre ans. «J'adore ces mélodies gracieuses chaque fois que j'entends le son du dàn tranh, j'ai l'impression d'être plongée dans un conte de fée et je veux écouter encore et encore. Avec l’aide des professeurs, je crois qu'un jour, je pourrais apporter le dàn tranh à l'école pour jouer de la belle musique et fais d écouvrir ces merveilles à mes amis et peut-être même monter sur une grande scène !», nous dit-t-elle.
Johan Gallis en ao dài (au milieu). Photo: Pham Tu Truoc |
Johan Gallis suit quant à lui le cours de dàn co (la vièle à deux cordes) depuis trois ans. Il est d’ailleurs parmi les membres les plus actifs lors des représentations de l’association. «Lorsque j'apprends à jouer de mes instruments ou lorsque j'assiste à un spectacle, que ce soit de danse ou de chants, ou même d'entendre les autres jouer, ça me permet de me vider complètement la tête… C'est en entendant de la musique traditionnelle asiatique et plus particulièrement vietnamienne que j'ai décidé de me lancer moi-même dans l'apprentissage de l'instrument. Cela me permet au final d'appréhender d'une autre manière, d'une autre façon la culture asiatique et peut-être que comme certains s'amusent à le dire j’étais moi-même asiatique dans une vie antérieure peut-être même vietnamien, qui sait ?», nous explique-t-il.
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Les membres se réunissent pour Noël. Photo: Pham Tu Truoc |
Plus de 20 ans après sa création, Tiêng Tơ Dông est devenu aujourd’hui une grande famille comptant plus de 80 membres. Le plus jeune a 4 ans et le plus âgé 70. 60% d’entre eux sont des Vietnamiens expatriés, 20% des Vietnamiens d'origine ne parlant pas vietnamien, et 20% des étrangers (Japonais, Chinois, Français, Belges…). Mais qu'ils soient Vietnamiens ou étrangers, parlant ou ne parlant pas vietnamien, ils ont une passion en partage: perpétuer et faire rayonner l'art traditionnel vietnamien en France…




