À Hanoï, le Théâtre de la Jeunesse poursuit son cycle estival intitulé «Un été plein d’amour», en programmant une série de spectacles aux ambitions éducatives affirmées. Parmi eux, l’adaptation scénique du roman Sans Famille d’Hector Malot se distingue, tant par sa qualité artistique que par sa portée symbolique.
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| Une scène de «Sans Famille» du Théâtre de la Jeunesse. Photo: le Théâtre de la Jeunesse |
«Ce projet me tient à cœur depuis des années. J’ai choisi de mettre en avant une tranche de cette histoire universelle, où chaque péripétie du jeune Rémi véhicule des leçons de vie profondes. Les dialogues, comme ‘Pour réussir, il faut se concentrer’ ou ‘On doit travailler pour manger’, résonnent autant chez les petits que chez les adultes», nous dit-elle.
Sur le plan musical, le spectacle mêle les grandes œuvres du répertoire classique - Mozart notamment - à des compositions plus accessibles, revisitées pour la circonstance.
«En plus de l’histoire racontée sur scène, le spectacle s’appuie sur des chansons et des chorégraphies simples et entraînantes, pensées pour captiver les enfants. Pour moi, c’est une œuvre qui parle à tout le monde. Alors j’ai choisi d’y intégrer des morceaux connus dans le monde entier. J’ai ainsi fait le pari de revisiter des classiques, notamment de Mozart, en les réarrangeant avec des sonorités plus actuelles. On a transformé certaines pièces symphoniques en mélodies plus douces, plus faciles à écouter, pour que le public, même jeune, puisse les apprécier pleinement», nous explique Lê Anh Tuyêt.
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| Une scène de «Les descendants du Dieu Soleil». Photo: le Théâtre de l'IDECAF |
«Il s'agit d'une histoire que l'auteur Quang Thao a réécrite à partir de contes de fées coréens. Tout comme les Vietnamiens se disent enfants du Dragon et de la Fée, les Coréens se reconnaissent dans la lignée du Dieu Soleil. Et dans leur histoire, il y a de nombreux personnages attachants, comme par exemple: un ours, un tigre, un renard, et un personnage incontournable: le gobelin Dokkaebi. Ce dernier est en fait un objet transformé par une malédiction», nous indique-t-il.
L’offre ne s’arrête pas là. À Hô Chi Minh-ville toujours, l’Opéra-Ballet (HBSO) présente une version chorégraphique de Cendrillon, inspirée du conte de Charles Perrault et portée par la musique envoûtante de Sergueï Prokofiev. Le Théâtre Truong Hùng Minh, fait quant à lui rire et rêver avec La Princesse au grand nez ou Le Royaume des Chats. Le Théâtre Quôc Thao, enfin, puise dans la tradition chinoise pour revisiter l’épopée mythique Ne Zha au palais du Dragon.
Ces spectacles font résonner les rires des enfants tout en semant, au fil des scènes, des messages porteurs de sens et d’humanité. Avec des créations originales et audacieuses, les artistes aspirent à éveiller la curiosité et enrichir la vie culturelle du jeune public tout au long de l’été.




