Cette évolution intervient après plusieurs séries d’intenses discussions entre représentants iraniens, pakistanais et qataris à Téhéran ces derniers jours.

Lors d’une intervention à la télévision d’État iranienne, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a indiqué que les parties étaient entrées dans la phase finale des négociations autour d’un protocole d’accord en 14 points. Les principaux éléments portent sur la cessation complète des hostilités, la levée du blocus maritime américain et le dégel des avoirs iraniens.

Il a toutefois reconnu que Téhéran et Washington n’étaient pas encore parvenus à s’accorder sur un calendrier commun pour la signature du texte.

Selon certaines sources occidentales citant des responsables pakistanais, l’Iran et le Pakistan auraient soumis aux États-Unis une version amendée de leurs propositions concernant la fin du conflit et la réouverture du détroit d’Ormuz. Washington devrait répondre ce dimanche (24 mai, heure locale).

Interrogé le 23 mai lors d’un entretien téléphonique accordé à CBS, le président américain Donald Trump a déclaré que Washington et Téhéran étaient «très proches» d’un accord. Il a toutefois précisé que les États-Unis n’accepteraient qu’un accord répondant pleinement à leurs exigences, réaffirmant que leur objectif central demeurait d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire.

Du côté israélien, les médias locaux ont indiqué que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait réuni plusieurs responsables politiques et sécuritaires afin d’examiner les implications d’un éventuel accord. Selon la chaîne israélienne Channel 12, les dirigeants israéliens auraient qualifié les termes envisagés de «très mauvais pour Israël».