Lors de son intervention, le dirigeant a appelé à un changement de paradigme: la politique du logement doit désormais répondre à une vision stratégique de long terme, garantissant la justice sociale et la stabilité du marché. «Le logement est fait pour habiter, non pour spéculer», a-t-il martelé.

«Le logement doit être placé au cœur de la stratégie nationale de développement urbain. Pour chaque zone urbaine, parc industriel ou pôle de croissance, la planification de l'habitat doit impérativement s'accompagner d'infrastructures techniques et de services sociaux garantissant aux citoyens l'accès à la culture et aux loisirs. Cette planification doit correspondre aux réalités du marché de l'emploi. Là où se concentrent les travailleurs immigrés, les zones industrielles, les universités ou les hôpitaux, l'État doit prioriser les réserves foncières et les mécanismes de soutien au logement social. L'État se doit de mobiliser le foncier, de planifier et d'apporter un soutien financier selon des normes précises, tout en simplifiant les procédures administratives. Il s'agit de permettre aux acteurs du marché de s'engager dans la construction et l'exploitation avec un bénéfice raisonnable, afin que les citoyens accèdent à un logement stable, sûr et adapté à leurs revenus. Dans cette optique, le logement locatif doit devenir un pilier durable», a souligné Tô Lâm.

Le secrétaire général du Parti et chef de l'État a exigé de généraliser le principe du «guichet unique» pour l'investissement et les permis de construire. Il a également incité à l'ouverture du marché au secteur privé et aux organisations à but non lucratif, lesquels sont invités à financer et à gérer des parcs locatifs à bas prix, offrant ainsi une solution pérenne aux familles modestes ne pouvant accéder à la propriété.