Photo: Parlement européen |
Ce nouveau cadre juridique ambitionne de standardiser et d'accélérer les procédures d'expulsion des personnes en situation irrégulière dans des États membres, tout en débloquant les obstacles liés à l’exécution des ordres de renvoi.
Le concept de «hubs de retour» (Return Hubs) situés hors du territoire de l'Union est proposé comme cœur de cette stratégie. Les migrants dont la demande d’asile a été rejetée seront envoyés dans ces centres dans des pays tiers pour finaliser la procédure de rapatriement vers leur pays d’origine. Ce concept, inspiré du modèle italien, suscite l'intérêt de plusieurs pays (l’Allemagne, la France, les Pays-Bas) qui y voient une solution pour désengorger leurs systèmes d'accueil nationaux.
Mais cette politique ne se concentre pas seulement sur l’infrastructure, elle vise aussi l'efficacité législative. En effet, une décision d'expulsion prononcée par un État membre sera exécutoire sur l'ensemble du territoire européen pour empêcher les migrants de profiter de leurs déplacements entre pays pour se soustraire à la loi. L'Union prévoit en outre d'utiliser sa politique de visas et ses leviers d'aide économique comme instruments de pression afin de contraindre les pays d'origine à coopérer au retour de leurs résidents.
Ces mesures sont critiquées par différentes organisations de défense des droits de l'homme, ainsi que par une partie de la gauche européenne en raison d’inquiétudes sur les conditions de vie dans les centres de rétention et d’un risque de violation des conventions internationales régissant le droit d'asile.




