
(Photo : internet)

Le défrichage constitue l’étape la plus importante et la plus fatigante. Il faut choisir des flancs ni trop inclinés ni trop caillouteux. Tant mieux s’il y a des herbes épaisses ou de grands arbres: c’est gage de solidité. Après le défrichage, vient l’irrigation. Ce sont les hommes qui s’occupent de creuser des canaux. Et lorsque les champs installés sur le flanc d’une même colline ou d’une même montagne appartiennent à plusieurs familles, celles-ci se partagent les tâches de protection, de gestion et de répartition de l’eau. Et attention, tous ces processus sont calculés manuellement! Giàng A Dinh, lui-aussi, appartient à l’ethnie Mông: «Les Mông ont amélioré leur savoir-faire au jour le jour. En plus d’être un espace agricole, les rizières en gradins des Mông sont un véritable spectacle pour les yeux. Ils maîtrisent parfaitement la technique qui leur permet de créer ces petites parcelles circulaires qui s’emboîtent les unes dans les autres.»

C’est en faisant preuve de créativité et de savoir-faire que les Mông ont créé ces champs ondulant au milieu de vallées ou sur le flanc des montagnes de Yên Bái et de Lào Cai. Ces paysages à la beauté époustouflante sont caractéristiques d’une culture ancestrale miraculeusement préservée. A les voir, on a peine à croire qu’ils aient été façonnés avec des outils on ne peut plus rudimentaires. Giàng A Trư, de la province de Yên Bái: «Les Mông comptent essentiellement sur les expériences ancestrales. Ils utilisent des charrues typiques appropriées aux travaux champêtres en altitude.»

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Les Mông sont de véritables architectes de la nature, et ils nous en mettent plein la vue. Et pour peu que le soleil se mette de la partie et fasse scinctiller le tout, on est en pleine féérie!




