Selon le média Politico, cette démarche vise également à calmer les débats croissants à Washington sur la nécessité d’obtenir l’approbation du Congrès pour prolonger ou élargir l’opération. Toutefois, le dirigeant américain a précisé

que la fin de cette campagne militaire ne signifiait pas la fin des tensions au Moyen-Orient, tout en avertissant que la menace que représente Téhéran pour les intérêts américains et pour les forces armées des États-Unis restait «très importante».

Le même jour, selon un responsable américain, le porte-avions américain USS Gerald R. Ford a quitté le Moyen-Orient après avoir participé aux opérations militaires contre l’Iran. Le bâtiment se trouve désormais dans la zone de responsabilité du Commandement européen des États-Unis, a-t-il ajouté. Malgré ce redéploiement, Washington maintient encore une vingtaine de navires de guerre encore déployés dans la région, dont les porte-avions USS Abraham Lincoln et USS George H.W. Bush.

Parallèlement, l’administration Trump a annoncé son intention de retirer environ 5000 soldats américains stationnés en Allemagne. Ce retrait, qui concernera une brigade de combat ainsi que plusieurs unités de soutien, devrait s’échelonner sur une période de six mois à un an. Selon des responsables américains, cette décision s’inscrit en partie dans le contexte des tensions politiques entre Washington et Berlin, après les critiques formulées par le chancelier allemand Friedrich Merz à l’égard de la stratégie américaine dans le conflit avec l’Iran. Un haut responsable du Pentagone a estimé que certains alliés européens «n’en ont pas fait assez» et a rappelé que l’Alliance atlantique «ne pouvait fonctionner à sens unique».