Elle s’exprimait lundi, lors d’une réunion avec l’organe permanent du Comité national chargé de la recherche, du regroupement et de l’identification des restes de soldats morts pour la Patrie, connu sous le nom de Comité 515.

Pham Thi Thanh Trà a demandé d’accélérer la révision du décret 26 de 2026 du gouvernement afin de faciliter le prélèvement des échantillons, les analyses ADN et l’identification des restes.

Le ministère de la Sécurité publique est appelé à poursuivre la collecte d’échantillons biologiques auprès des familles, avec pour objectif de constituer une base d’environ deux millions d’échantillons. Il devra également intégrer les données relatives aux soldats morts pour la Patrie et à leurs sépultures dans la base nationale de données sur la population.

La vice-Première ministre a par ailleurs demandé de renforcer les compétences des spécialistes du ministère de la Défense, du ministère de la Sécurité publique et de l’Académie des sciences et technologies, afin de maîtriser les techniques de séquençage génétique de nouvelle génération. Elle a également insisté sur le renforcement des équipements et des capacités d’analyse à long terme de l’Institut de médecine légale militaire et de l’Institut des sciences criminelles du ministère de la Sécurité publique.

«Beaucoup de travail a déjà été accompli, mais les tâches qui nous attendent restent extrêmement difficiles. Nous devons donc redoubler d’efforts. Je suis profondément émue en voyant des militaires porter sur leur dos des personnes de plus de 100 ans pour leur permettre de donner un échantillon. Je pense aussi aux soldats qui, sous le soleil de midi, poursuivent inlassablement les fouilles dans la province de Quang Tri. Cet engagement et cette détermination ont véritablement permis d’obtenir des résultats très importants», a déclaré Pham Thi Thanh Trà.

Selon un rapport du ministère des Affaires intérieures, les établissements spécialisés ont jusqu’ici réceptionné des milliers d’échantillons de restes humains. L’Institut national de médecine légale en a reçu plus de 16.600. L’Institut de médecine légale militaire en a réceptionné plus de 35.700, dont plus de 30.000 ont été identifiés et sont désormais munis d’un QR code. Près de 9.000 autres ont fait l’objet d’un traitement préliminaire et d’une analyse ADN qualitative. L’Institut de biologie a, pour sa part, reçu et conservé plus de 37.600 échantillons.

Concernant les familles, le ministère de la Sécurité publique a déjà prélevé des échantillons auprès de plus de 265.000 proches de soldats morts pour la Patrie. Les analyses ADN sont en cours.