Le secteur est confronté à de multiples défis. Plusieurs gisements majeurs entrent dans une phase de déclin naturel après des décennies d’exploitation, les turbulences géopolitiques mondiales sont imprévisibles, et la pression s’accroît pour tenir l’engagement de neutralité carbone en 2050.

Dào Quang Binh, le secrétaire général de l’Association des sciences économiques du Vietnam, a souligné que l’énergie, en particulier le pétrole et le gaz, constituait l’un des grands moteurs de l’économie nationale et le socle de la sécurité énergétique et de la stabilité macroéconomique.

«En amont, pour relever ces défis, le secteur doit se restructurer et définir la qualité de son développement. Il faudrait intensifier l’exploration en eaux profondes et au large, mais aussi optimiser l’exploitation des petits gisements. En aval, l’essentiel est d’accélérer les grands projets gaziers, de développer de façon cohérente les infrastructures de gaz naturel liquéfié et de monter en gamme dans le raffinage et la pétrochimie pour créer des produits à forte valeur ajoutée. Les services techniques doivent aussi valoriser leurs capacités de construction d’ouvrages offshore», a-t-il déclaré.

Selon Dang Thi Thu Hoài, de l’Institut de recherche sur les politiques et stratégies, Petrovietnam doit se restructurer en profondeur, exploiter efficacement les ressources restantes, développer des énergies de haute technologie et à faibles émissions, bâtir un écosystème industriel énergétique et promouvoir l’économie maritime.

L’automatisation, la maintenance prédictive et l’IA générative contribueront à prévenir les risques d’exploitation et à optimiser le cycle de vie des actifs.