Le dirigeant a appelé le secteur éducatif à passer des orientations aux actions concrètes. Il a également souligné l’importance de garantir des conditions d’enseignement adéquates, en veillant notamment à disposer de suffisamment d’écoles, de salles de classe et d’enseignants sur l’ensemble du territoire.
“Il faut donner la priorité aux zones reculées, aux régions frontalières et insulaires, ainsi qu’à celles peuplées de minorités ethniques. Dans le même temps, il est essentiel de remédier à la saturation des écoles dans les villes, les zones industrielles et les localités qui connaissent une forte croissance démographique. L’objectif est qu’aucun élève ne soit privé d’accès à l’éducation faute d’école, de salle de classe ou d’enseignant. La qualité de l’éducation et l’avenir d’un enfant ne doivent pas dépendre du lieu où il est né et a grandi. Garantir à tous un accès équitable à une éducation de qualité doit être l’un des principaux critères d’évaluation de la mise en œuvre de la Résolution n°71”, a-t-il souligné.
Le secrétaire général et président a également appelé à une véritable transformation du secteur éducatif, qui doit passer par une réforme de la gestion des établissements, l’amélioration de la qualité du corps enseignant, ainsi qu’un renouvellement des contenus et des méthodes d’enseignement et d’apprentissage, des examens et des modes d’évaluation.
“C’est une exigence particulièrement importante après le XIVᵉ Congrès national du Parti. Nous devons relever deux défis en même temps: élever rapidement le niveau de qualification de la main-d’œuvre alors que le nombre de travailleurs titulaires d’un diplôme ou d’une certification reste encore faible, et former une élite et des spécialistes dans les technologies stratégiques, qui joueront un rôle déterminant dans la compétitivité future du pays. Il faut également mettre en place des politiques suffisamment fortes pour repérer, former, attirer, employer et valoriser les talents. Un système éducatif moderne doit à la fois élever le niveau général et faire émerger des pôles d’excellence. Nous devons aussi créer une chaîne cohérente reliant l’anticipation des besoins en main-d’œuvre, l’admission, la formation, la recherche, les entreprises et l’emploi. L’université doit pleinement jouer son rôle de centre de formation des talents, de recherche scientifique et d’innovation, en contribuant à la création de nouvelles connaissances et technologies. La formation professionnelle, quant à elle, doit être étroitement liée aux entreprises et au marché du travail afin de former une main-d’œuvre hautement qualifiée, adaptée aux besoins de l’économie”, a-t-il plaidé.
Le secrétaire général et président Tô Lâm a souligné que la rentrée scolaire du 5 septembre 2026 devrait marquer une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la Résolution n°71. L’objectif est désormais de passer de la préparation de la réforme à des changements concrets et visibles dans le système éducatif.




