Axé sur l’artisanat du chapeau conique, du tourisme durable et de la solidarité francophone, le projet a contribué à mettre en lumière un savoir-faire traditionnel tout en ouvrant de nouvelles perspectives de développement pour la communauté locale.
À cette occasion, le vice-recteur de l’Université des langues et des études internationales Lâm Quang Dông a souligné le rôle joué par la Francophonie dans cette initiative.
«Le français ne se limite plus aux salles de classe: il est devenu un moyen de raconter l’histoire de Tri Lê à nos amis internationaux, un pont entre les étudiants vietnamiens et ceux de l’espace francophone, ainsi qu’un moyen de relier les savoirs, la culture et les initiatives locales au reste du monde. C’est précisément l'ambition de notre Université: former des citoyens multilingues engagés, capables d’agir et désireux de contribuer à la société», a-t-il salué.
Un an après son lancement, TRILAF a permis d'obtenir des résultats concrets et significatifs. L'Espace patrimonial du chapeau conique de Tri Lê, doté de contenus multilingues, a été aménagé et a déjà accueilli plus de 300 visiteurs. Des produits et des expériences de tourisme communautaire ont été développés. Plus de 200 participations étudiantes ont été enregistrées dans le cadre de plus de dix activités. Six circuits touristiques ont été expérimentés auprès de différents publics avec denouveaux itinéraires de découverte et des expériences, a-t-il noté.
De son côté, Adjara Diouf, coordonnatrice du projet «Promotion du tourisme durable » de l’Organisation internationale de la Francophonie, a insisté sur la dimension culturelle et humaine de l’artisanat de Tri Lê.
«Le projet de Tri Lê nous rappelle qu'un village artisanal ne se résume pas à ses produits. Il est aussi une histoire, une identité, des savoir-faire, des familles et des générations qui, par leur travail quotidien, contribuent à préserver un patrimoine vivant. Valoriser cet artisanat, c’est donc préserver un patrimoine tout en créant de nouvelles perspectives pour les habitants», a-t-elle indiqué.
La cérémonie de clôture du projet a marqué une nouvelle étape avec la signature du procès-verbal de transfert du projet TRILAF, ainsi que d’un protocole d’accord de partenariat entre les entreprises du tourisme et la commune de Dân Hòa.
Pour Mai Xuân Truong, secrétaire du Comité du Parti et président du Conseil populaire de la commune de Dân Hoa, la fin du projet ne signifie pas la fin de l’aventure.
«Un projet peut avoir une date de début et une date de fin. Une valeur culturelle, en revanche, ne devrait jamais cesser de vivre. TRILAF achève une étape, mais l’histoire de Tri Lễ, elle, ne fait que commencer», a-t-il estimé.
Il appelle ainsi les habitants à faire vivre cette dynamique dans la durée, en associant préservation du savoir-faire, développement du tourisme durable et participation de la communauté locale.
Car, à Tri Lê, préserver le chapeau conique ne consiste pas seulement à conserver un héritage du passé. C’est aussi donner à ce patrimoine les moyens de contribuer à l’avenir du village.





