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La crise en Syrie : une partie d’échecs sans fin
10/05/2012 07:51
(VOVworld)-Ces derniers temps, la Syrie est sous le feu des projecteurs. Les politologues n’hésitent plus à évoquer le risque d’une guerre civile, risque qui s’accroît à mesure que les chances de réussite du plan de paix de l’ONU et de la Ligue Arabe semblent chaque jour de plus en plus compromises. Malgré les efforts déployés par la communauté internationale et les élections législatives qui viennent d’avoir lieu, la violence reste monnaie courante dans ce pays du Proche-Orient, qui se retrouve au bord du précipice.
La crise en Syrie : une partie d’échecs sans fin
(VOVworld)-Ces derniers temps, la Syrie est sous le feu des projecteurs. Les politologues n’hésitent plus à évoquer le risque d’une guerre civile, risque qui s’accroît à mesure que les chances de réussite du plan de paix de l’ONU et de la Ligue Arabe semblent chaque jour de plus en plus compromises. Malgré les efforts déployés par la communauté internationale et les élections législatives qui viennent d’avoir lieu, la violence reste monnaie courante dans ce pays du Proche-Orient, qui se retrouve au bord du précipice.  Mercredi, le 9 mai, une attaque à l’explosif a visé un convoi de l’ONU à l’entrée de Deraa, berceau de la contestation dans le sud de la Syrie. Le chef des observateurs de l’ONU, le général Robert Mood, se trouvait dans le convoi, mais il est sain et sauf. Cela dit, l’événement sonne comme un avertissement : désormais, les attaques peuvent viser n’importe qui, y compris le chef de la mission en charge de superviser la mise en place du cessez-le-feu de l’ONU dans ce pays. Cet accroissement de la violence est bien sûr de nature à compromettre les chances de réussite du plan de paix proposé par Kofi Annan, l’envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue Arabe. Mardi, en s’adressant au Conseil de Sécurité de l’ONU, celui-ci avait noté une légère diminution des violences depuis l’arrivée des observateurs onusiens. Il a toutefois reconnu que ni les forces gouvernementales, ni les groupes armés de l’opposition, n’avaient totalement baissé la garde. Il a également fait observer que son plan de paix pourrait être « la dernière chance » d’éviter une guerre civile. De leur côté, les analystes estiment qu’un échec de ce plan de paix pourrait avoir de graves répercussions, aussi bien au niveau de la Syrie qu’à celui de la région toute entière.