À l’occasion du 81e anniversaire de la Voix du Vietnam et de notre émission en français, nous avons reçu des messages de félicitations de la part de nos amis du monde entier. Merci infiniment!
Examinons maintenant les rapports d’écoute récemment reçus!
Depuis la Colombie-Britannique, au Canada, Chris Malboeuf a écouté notre émission diffusée le 6 septembre, de 20h30 à 21h, sur 9835 kHz, dans d’excellentes conditions (SINPO 55455).
Jacques Augustin qui réside à Rosny-Sous-Bois, en France, était à notre écoute le 5 septembre, de 19h30 à 20h, sur 11885 kHz, dans des conditions satisfaisantes (SINPO 35343).
Un autre auditeur français, Raphaël Voydis, de Dax, nous a également suivis sur 11885 kHz, les 28 août, 2, 4, 5 et 8 septembre, mais dans la plage horaire de 20h30 à 21h, accusant une très bonne réception (SINPO 55444).
Deux auditeurs pakistanais, Saleem Akhtar Chadhar, de Chiniot, et Amir Jameel, de Sahiwal, ainsi que Bidhan Chandra Sanyal et Naji Muddin, du Bengale occidental, en Inde, font état d’une bonne écoute (SINPO 45444), du 4 au 13 septembre, de 16h30 à 17h, sur 7220 kHz.
Un autre auditeur du Bengale occidental, Siddhartha Bhattacharjee, constate une écoute moyenne (SINPO 433) sur 7285 kHz, le 6 septembre, de 11h30 à 12h.
Merci chers amis pour vos rapports d’écoute et votre fidélité!
Un auditeur français, Jacques Augustin, nous a posé la question suivante: La poterie est-elle encore importante au Vietnam ou risque-t-elle d'être dépassée par la modernité?
La poterie figure parmi les métiers artisanaux les plus anciens du Vietnam. Depuis près de 6.000 ans, les communautés vietnamiennes fabriquent et utilisent des objets en terre cuite, témoins de leur histoire et de leurs échanges culturels. Aujourd’hui encore, la poterie conserve une place importante dans la vie culturelle du pays, mais les villages qui perpétuent ce savoir-faire sont confrontés à de nombreux défis.
Les produits fabriqués entièrement selon les méthodes traditionnelles peinent à rivaliser avec les articles industriels ou importés, moins chers et plus pratiques. Face à des débouchés limités et à de faibles revenus, certains artisans abandonnent leur métier, tandis que le nombre d’artisans âgés diminue. La transmission des motifs, des formes et des techniques anciennes devient ainsi plus difficile. Pour les chercheurs, c’est toute «l’identité» des villages de potiers qui risque de s’effacer.
Pour autant, préserver ce patrimoine ne signifie pas refuser la modernité. Les jeunes générations ne peuvent être contraintes de reprendre un métier dont elles ne peuvent pas vivre. L’enjeu consiste donc à trouver un équilibre entre tradition, demande du marché et innovation technologique. Les nouveaux artisans souhaitent conserver l’originalité des créations tout en recourant aux technologies modernes afin d’améliorer la qualité et de réduire la pénibilité du travail.
Le tourisme constitue également une piste prometteuse. À Phuoc Tich, près de Huê, et à Thanh Hà, à Hôi An, les visiteurs peuvent découvrir les anciens fours et s’initier à la fabrication de poteries. À Bat Tràng, près de Hanoï, le savoir-faire traditionnel s’appuie même sur le «tourisme intelligent», avec cartes numériques, contenus en 3D et applications mobiles.
La poterie vietnamienne n’est donc pas condamnée à disparaître face à la modernité. Sa survie dépend surtout de sa capacité à se renouveler sans perdre son identité. C’est en faisant dialoguer patrimoine, création, technologie et tourisme que la poterie pourra continuer à vivre.
Voilà, cher Jacques Augustin, nous espérons avoir répondu à votre question.
C’est la fin de ce courrier. Rendez-vous mercredi prochain!







