Une véritable immersion en milieu campagnard
01/02/2019 10:51
(VOVWORLD) - Niché au cœur du village de Ky Son, dans le district de Son Tay, en périphérie de Hanoï, le gîte «Moon Garden», littéralement «Jardin de la lune», est depuis une dizaine d’années une «oasis merveilleuse» pour celles et ceux qui rêvent d’un séjour paisible à la campagne, en pleine nature. Duc Quy, qui justement a passé un week-end totalement dépaysant à cet endroit avec une famille de touristes français, nous ouvre son carnet de voyage.
Ce «Jardin de la Lune» est situé à environ 60 kilomètres à l’ouest du centre-ville de Hanoï, ce qui fait environ une heure et demie de voiture, ou de moto pour les plus intrépides. Photo: Duc Quy/VOV5 Érigé au cœur de vastes espaces verdoyants comprenant un grand jardin rempli de fruits et de fleurs, et des rizières, ce gîte nous imprègne de son charme dès notre arrivée, un charme auquel n’aura pas été insensible Olivier Le Doussal, le père de cette famille que j’accompagne. «C’était très bien. J’étais impressionné par le bruit», dit-il. «Il y a toujours des bruits de fond dans la campagne vietnamienne mais c’est la vie des poules, des oiseaux, des animaux…. Ce n’est pas comme chez nous. C’est beaucoup plus calme, la campagne française». Photo: Moon Garden Impossible de parler de ce gîte sans parler de ses hébergements et notamment de son restaurant… un restaurant pas comme les autres qui est en lui-même une immersion dans le passé. Photo: Duc Quy/VOV5 «Depuis dix ans qu’il existe, notre gîte comporte aujourd’hui quatre maisons anciennes: la maison des manguiers, la maison des pamplemoussiers, la maison des frangipaniers, la maison des goyaviers, qui portent le nom des arbres du jardin», nous indique Nguyên Khanh Tùng, le manager du lieu. «Vivre dans ces maisons à trois travées, c’est l’occasion de découvrir l’architecture typique de la campagne du delta du fleuve Rouge d’autrefois avec le toit couvert de tuiles Yin-Yang, le mur, les portes et les colonnes en bois. Elles sont décorées avec des sentences parallèles, des objets antiques et des meubles ornés de sculptures traditionnelles: lotus, fleurs du pêcher, phénix, dragon… Mais nous avons aussi une maison sur pilotis qui a la capacité d’accueillir au maximum 20 personnes et une ancienne église qui sert pour des repas… Ça peut surprendre, mais en fait, c’est une église désaffectée, qui a été reconvertie». Photo: Duc Quy/VOV5 Prendre un repas dans une église ou sous la véranda… Quelle expérience ! Heureusement, mes compagnons de voyage semblent apprécier. «C’est exceptionnel! C’est la première fois que je mange dans une église», nous confie Olivier. «Mais on ne s’en rend pas compte, en fait…» Photo: Moon Garden Que pensez-vous du logement? «Les logements sont magnifiques, très confortables», dit Gabriel, le fils. «Il y a un téléphone très ancien qui a deux parties. Une partie où on peut écouter ce que les personnes nous disent, une partie où on parle. Je n’ai jamais vu un téléphone comme ça avant», dit Noémie, la fille. «Il y a une armoire où il y a différentes sortes de vêtements traditionnels vietnamiens. Du coup, avec maman et papa, on a mis ça et on a fait des photos», ajoute Gabriel. «J’ai beaucoup aimé la décoration, elle est très soignée. Les coussins, les petits fauteuils, les poufs sont très cosys», estime Céline, la mère. Photo: Duc Quy/VOV5 Le cours de cuisine «à la vietnamienne» est une activité à ne pas rater. Avec des locaux, on apprend à décorer les assiettes avec des fruits et des légumes et puis à cuisiner des plats traditionnels comme les nems et les rouleaux de bœuf. En fait, mes amis français ne sont pas maladroits du tout. Du coup, un certificat d’apprentissage leur a été remis à la fin du cours. «La bonne technique? Il faut bien rouler. Ne pas mettre trop d’ingrédients dedans. Avec une quantité suffisante, il ne faut que bien rouler, bien aplatir», constate Céline. «Il faut bien presser, bien rouler, et bien plier la feuille de galette de riz pour que le rouleau tienne bien comme il faut», résume Olivier. Vous avez bien épluché la tomate pour faire ensuite une rose. Ça m’a beaucoup étonné… «Oui parce que quand j’étais petit, je faisais un petit concours avec mon père quand j’épluchais les pommes, il fallait faire la peau de pomme la plus longue possible. C’est pour ça que je suis entraîné à couper la peau des légumes», explique Olivier. La famille Le Doussal Photo: Duc Quy/VOV5 Des nems, des rouleaux de bœuf, avec un petit peu de salade, de vermicelles… Régalez-vous, mes amis. En dehors de l’aventure gustative, la visite des villages, les randonnées, les promenades en vélo et les activités au champ et à la ferme, sont une invitation à la détente absolue. Autochtone, Nguyên Khanh Tùng a pas mal de suggestions pour ses touristes.
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