Aux États-Unis, l’administration du président Donald Trump a assuré que les perturbations seraient temporaires. Lors de la conférence énergétique CERAWeek à Houston, le secrétaire à l’Énergie Chris Wright a indiqué que Washington soutenait les livraisons de pétrole vers les raffineries asiatiques et avait commencé à puiser dans les réserves stratégiques. Selon lui, les États-Unis pourraient fournir entre 1,5 et 3 millions de barils par jour afin d’atténuer les tensions sur le marché.
En Europe, plusieurs pays accélèrent la recherche de sources d’approvisionnement alternatives. La France a mis en place des mesures de soutien économique, telles que des allègements fiscaux, des facilités de paiement et une aide aux secteurs les plus touchés, notamment les transports et la pêche.
Station-service à Séoul, en République de Corée, le 9 mars 2026. REUTERS/Kim Hong-Ji |
Les autorités ont également demandé aux raffineries d’évaluer leur capacité à augmenter la production, bien que les marges de manœuvre restent limitées.
En Asie, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a annoncé que le Japon commencerait à utiliser ses réserves nationales de pétrole à partir du 26 mars, après avoir déjà mobilisé les stocks du secteur privé. Par ailleurs, les réserves de pétrole du Moyen-Orient stockées au Japon seront également libérées. De son côté, la République de Corée a choisi de renforcer ses mesures d’économie d’énergie. Le gouvernement sud-coréen a en effet décidé de limiter l’utilisation des véhicules du secteur public pendant cinq jours et encourage la participation volontaire du secteur privé. Ces mesures pourraient être durcies si la situation énergétique venait à se dégrader.




