Selon les derniers chiffres communiqués par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), 263 cas confirmés et 43 décès ont été recensés dans les deux pays. Plus de 1.100 cas suspects font encore l’objet d’investigations.

L’épidémie est provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, une variante rare pour laquelle il n’existe à ce jour ni vaccin homologué ni traitement spécifique. Face à cette situation, le directeur général de l’Africa CDC, Jean Kaseya, a appelé à une activation rapide des dispositifs nationaux d’urgence, tout en plaidant pour des réponses conçues et pilotées par les pays africains eux-mêmes.

L’EAC exhorte ses États membres à renforcer les contrôles sanitaires aux frontières, à intensifier les campagnes de sensibilisation et à accélérer la mise en œuvre de leurs plans nationaux de préparation. L’organisation régionale a également annoncé le déploiement de laboratoires mobiles et la mobilisation d’experts chargés d’appuyer les dispositifs de surveillance et de diagnostic.

Cette mobilisation intervient alors que plusieurs organisations sanitaires alertent sur le manque chronique de financements consacrés à la préparation aux crises épidémiques. Pour de nombreux spécialistes, la succession des urgences sanitaires rappelle la nécessité d’investir durablement dans les systèmes de santé plutôt que de privilégier des réponses ponctuelles dictées par l’urgence.