Ce lundi 27 avril, des combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA), appuyés par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, occupaient toujours plusieurs positions dans la ville de Kati, proche de la capitale Bamako, où sont concentrées d’importantes installations militaires.
Auparavant, les attaques coordonnées des 25 et 26 avril ont fait au moins 16 blessés parmi les civils et les militaires. À Bamako, les accès à plusieurs sites militaires ont été bloqués par des barricades de fortune. L’attaque la plus grave a coûté la vie au ministre de la Défense Sadio Camara et à des membres de sa famille, tués dans un attentat à la voiture piégée visant son domicile. Considéré comme une figure clé du pouvoir, il jouait un rôle central dans les relations avec des partenaires de sécurité privés russes.
Face à cette détérioration, les Nations Unies ont appelé lundi à un renforcement de la coopération internationale pour contrer l’extrémisme violent et le terrorisme au Mali et dans l’ensemble du Sahel. Le porte-parole du secrétaire général, Stéphane Dujarric, a également mis en garde contre un risque d’aggravation de la crise humanitaire dans le pays.
“Avant même cette nouvelle flambée de violence, près de 6,4 millions de personnes au Mali avaient déjà besoin d’une aide humanitaire, dont 1,5 million en situation d’insécurité alimentaire aiguë. Sur le terrain, les opérations humanitaires sont de plus en plus entravées par l’insécurité persistante, les pénuries de carburant et les risques d’épidémies. Elles se heurtent en outre à un déficit de financement préoccupant. Sur les 578 millions de dollars requis, seuls 13% ont été réunis à ce stade, soit environ 76 millions de dollars”, a-t-il déclaré.
Depuis plus d’une décennie, le Mali est en proie à des conflits et violences de groupes armés islamistes. L’attaque du 25 avril apparaît toutefois comme la plus grave depuis 2020, date à laquelle les autorités militaires ont pris le pouvoir.




