Le dirigeant russe y a évoqué les profondes transformations du monde actuel, les risques d’escalade des conflits et les perspectives de coopération dans un ordre international en pleine mutation.

Vladimir Poutine a estimé que le monde se trouvait à un «tournant décisif», marqué par des changements simultanés sur les plans politique, économique, technologique, social, climatique, sanitaire, militaire et démographique. S’agissant des Nations unies, il a appelé à une réforme de l’organisation afin qu’elle reflète davantage la diversité du monde. Selon lui, les pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et du Moyen-Orient devraient y jouer un rôle accru. Le président russe a également affirmé que l’émergence d’un nouvel ordre mondial était irréversible et appelé les pays occidentaux à coopérer avec ce qu’il a qualifié de «majorité du monde», dans le respect des intérêts fondamentaux de chaque nation.

Le risque d’une escalade des conflits a constitué un autre thème majeur de son intervention. Vladimir Poutine a notamment mis en garde contre une spirale incontrôlable qui pourrait résulter de l’escalade des représailles, du franchissement des «lignes rouges», du renforcement des sanctions et du recours à la force militaire. Concernant le conflit en Ukraine, il a réaffirmé la position de la Russie selon laquelle celui-ci serait le résultat d’une confrontation prolongée. Il a également estimé que la poursuite de l’objectif de «vaincre stratégiquement» la Russie pourrait accroître les risques d’escalade.

Enfin, Vladimir Poutine a évoqué l’initiative russo-biélorusse visant à promouvoir l’élaboration d’une «Charte eurasienne sur la multipolarité et la diversité au XXIᵉ siècle», avec la participation du Kazakhstan, du Kirghizistan et d’autres partenaires.