Invité de l’émission This Week, diffusée sur ABC News, Chris Wright a affirmé que cet assouplissement ne constituait ni une concession ni un soutien économique à Moscou, mais visait à encourager la Russie à parvenir à un accord de paix. Selon lui, pour profiter de cet assouplissement, la Russie devrait augmenter ses exportations de gazole. Elle devrait alors réduire sa consommation intérieure, ce qui limiterait les ressources disponibles pour ses opérations militaires en Ukraine, ou remettre en état ses capacités de raffinage endommagées par les attaques ukrainiennes.
De son côté, sur NBC News, Scott Bessent a précisé que Washington ne levait pas les sanctions déjà en vigueur contre la Russie, notamment celles visant les deux grands groupes énergétiques Rosneft et Lukoil. Il a souligné que l’administration Trump avait uniquement assoupli temporairement l’interdiction d’importer du gazole russe, pour une période d’évaluation de 60 jours.
Cette décision fait suite à la signature, le 16 octobre, d’un décret présidentiel prévoyant une suspension temporaire de nouvelles sanctions et de nouveaux droits de douane contre la Russie. Elle intervient dans le contexte de l’annonce par Washington d’un accord portant sur l’importation de plusieurs millions de tonnes de gazole russe.
La mesure suscite toutefois des critiques de la part de parlementaires américains des deux grands partis et des autorités ukrainiennes. Le président Volodymyr Zelensky estime que cet assouplissement profite avant tout à la Russie et risque d’affaiblir la pression économique exercée sur Moscou.





