Plusieurs rapports d’écoute reçus récemment montrent, dans l’ensemble, une bonne réception sur la fréquence 11885 kHz dans la plage horaire de 19h30 à 20h.
Précisément, Kazuaki Oikawa, qui réside dans la préfecture de Kanagawa, au Japon, nous a écoutés le 13 mai (SINPO 35433). Jacques Augustin, de Rosny-sous-Bois, en France, a suivi notre émission du 16 mai (SINPO 43333) alors que Piotr Skorek, de Zdunska Wola, en Pologne, nous a captés le 18 mai (SINPO 45444).
Amir Jameel, de Sahiwal, au Pakistan, et Siddhartha Bhattacharjee, un auditeur du Bengale occidental, en Inde, constatent une bonne réception (SINPO 4/5) sur 7220 kHz, du 16 au 23 mai, de 16h30 à 17h.
Bidhan Chandra Sanyal, un autre auditeur du Bengale occidental, fait état lui aussi d’une bonne réception (SINPO 4/5), mais sur la fréquence 7285 kHz, du 14 au 23 mai, de 19h30 à 20h.
Merci chers amis pour vos rapports d’écoute et votre fidélité!
Depuis Dillingen, en Allemagne, Volker Willschrey nous a posé les questions suivantes: «le vietnamien parlé dans le Nord et dans le Sud du Vietnam est-il différent? Existe-t-il des dialectes régionaux ou bien la langue vietnamienne est-elle la même dans tout le pays?»
Cher ami, le vietnamien est une langue appartenant à la famille austroasiatique et constitue la langue officielle du Vietnam. Il constitue la langue maternelle d’environ 85% de la population vietnamienne, ainsi que celle d’une importante diaspora estimée à près de six millions de personnes à travers le monde. Il est par ailleurs utilisé comme seconde langue par de nombreuses minorités ethniques vivant au Vietnam.
Au-delà des frontières nationales, le vietnamien bénéficie également d’une reconnaissance institutionnelle dans plusieurs pays. Il figure notamment parmi les langues officielles reconnues à San Francisco, aux États-Unis, et possède un statut officiel au sein d’une minorité reconnue en République tchèque et en Slovaquie.
Les linguistes classent le vietnamien parmi les langues austroasiatiques, ce qui lui confère des liens de parenté avec des langues comme le muong, le khmer ou encore le môn. Avec plusieurs dizaines de millions de locuteurs, il est de loin la langue la plus parlée de cette famille linguistique, dépassant largement toutes les autres langues austroasiatiques réunies.
Bien qu’il s’agisse d’une seule et même langue sur l’ensemble du territoire vietnamien, le vietnamien présente d’importantes variations régionales touchant principalement la prononciation, le vocabulaire et certaines expressions. Trois grands groupes dialectaux sont généralement distingués: le Nord, centré autour de Hanoï; le Centre; et le Sud, principalement autour de Hô Chi Minh-Ville.
Les différences apparaissent notamment dans la prononciation de certains sons. Au Nord, des distinctions précises sont conservées entre des consonnes comme «tr» et «ch» ou encore «s» et «x», tandis qu’au Sud, certaines de ces différences tendent à disparaître. Le vocabulaire varie également: un «lợn» (porc) dans le Nord devient un «heo» dans le Sud, tandis que le «ngô» (maïs) est appelé «bắp».
Malgré ces nuances et l’existence de nombreux accents locaux particulièrement marqués, notamment ceux de Huê, Nghê An ou du delta du Mékong, l’intercompréhension reste largement assurée. L’enseignement, les médias et les documents officiels s’appuient sur une forme standard du vietnamien, garantissant ainsi une unité linguistique nationale. Cette situation est comparable à celle de l’anglais, dont les variantes britannique, américaine ou australienne conservent une base commune tout en affichant des différences régionales.
Voilà, cher Volker Willschrey, nous espérons avoir répondu à vos questions.
C’est la fin de ce courrier. Rendez-vous mercredi prochain!








