D’un côté, le maintien du prix du Brent autour de 100 dollars le baril et la baisse des capacités de raffinage alimentent les tensions sur les coûts de l’énergie et l’inflation, tout en poussant les rendements des obligations d’État à 10 ans aux États-Unis, en Allemagne et au Japon à leur plus haut niveau depuis plusieurs décennies.

De l’autre, les investissements massifs dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle (IA) soutiennent fortement les marchés des actions, mais leurs bénéfices restent inégalement répartis. Si plusieurs économies technologiques d’Asie-Pacifique, notamment la Chine, l’Inde, le Japon et la République de Corée, réduisent leur retard en matière de croissance, de nombreux pays en développement risquent de rester à l’écart. La forte demande énergétique liée à l’essor de l’IA pourrait en outre accentuer les pressions sur les prix des combustibles, des engrais et des produits alimentaires.

À Bangkok, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des 191 pays membres du FMI doivent notamment discuter de la dette publique, des risques liés aux nouvelles technologies et du renforcement de la résilience de l’économie mondiale.