Réunis à Berlin, les ministres allemand, français, italien, néerlandais, polonais et espagnol (groupe E6) ont notamment soutenu un transfert accru de compétences de supervision vers l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF), basée à Paris. Cette proposition suscite toutefois des réserves de la part de certains États membres plus petits, notamment l’Irlande et le Luxembourg.
Depuis plusieurs années, l’Union européenne cherche à mieux intégrer ses marchés de capitaux, encore largement fragmentés, afin de faciliter l’accès des citoyens aux investissements et de mobiliser davantage de financements pour les entreprises européennes. Ce chantier a souvent été ralenti par des divergences entre États membres, mais il a retrouvé un nouvel élan dans un contexte de concurrence économique mondiale accrue et d’évolution des relations transatlantiques sous la présidence de Donald Trump.
Le dernier projet en date visant à unifier les marchés financiers européens est baptisé «Union de l’épargne et de l’investissement».
Dans leur déclaration commune, les ministres du groupe E6 ont estimé que les propositions relatives à la supervision des marchés et à d’autres domaines clés constituaient une étape vers une véritable Union de l’épargne et de l’investissement. Ils ont également indiqué avoir recherché un compromis équilibré susceptible d’alimenter les prochaines discussions au sein du Conseil européen.




