Dans son intervention, Tô Lâm a proposé quatre grandes orientations.
La première consiste à restaurer la confiance entre les États sur la base du respect de la Charte des Nations unies et du droit international. Tous les pays doivent respecter l’indépendance, la souveraineté, l’intégrité territoriale et le droit de chacun de choisir sa propre voie de développement, sans s’ingérer dans les affaires intérieures des autres ni menacer ou recourir à la force en violation de la Charte des Nations unies. Les grandes puissances doivent montrer l’exemple en respectant le droit international, en faisant preuve de retenue et en assumant leurs responsabilités dans le règlement des problèmes communs. L’ONU doit conserver un rôle central dans ces efforts.
Dans la région Asie-Pacifique, près de 60 ans de développement de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) montrent que les pays peuvent transformer la méfiance en confiance, la confrontation en dialogue, les divisions en coopération et les forces individuelles en une force collective. Dans cet esprit, le Vietnam reste attaché au règlement pacifique des différends, y compris en mer Orientale, conformément au droit international, notamment à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, tout en défendant résolument sa souveraineté, ses droits souverains et sa juridiction. Les mers et les océans doivent être des espaces de paix, de coopération, de connectivité et de développement durable.
La deuxième orientation vise à promouvoir un développement équitable, humain, inclusif et durable. Les engagements internationaux doivent se traduire en actions concrètes et contribuer à garantir aux populations une vie pacifique, sûre, civilisée et heureuse. Le développement doit placer l’être humain au centre et ne laisser personne de côté.
La troisième consiste à façonner de manière proactive une gouvernance technologique permettant de mettre le progrès au service de l’être humain et du développement commun. Tô Lâm a souligné que l’organisation, à Hanoï en 2025, de la cérémonie d’ouverture de la Convention des Nations unies contre la cybercriminalité à la signature illustrait la volonté du Vietnam de contribuer concrètement à la coopération numérique mondiale. Le Vietnam est prêt à travailler avec ses partenaires pour renforcer la coopération et les capacités de prévention et de lutte contre la cybercriminalité, afin que chacun puisse vivre en sécurité et bénéficier des progrès technologiques.
Le Vietnam se tient également prêt à soutenir les initiatives internationales en faveur des transitions verte et numérique et à contribuer à la mise en place de cadres de gouvernance efficaces, afin que la science et la technologie deviennent véritablement des moteurs du développement commun.
La quatrième orientation porte sur le renforcement du multilatéralisme et du rôle central et irremplaçable des Nations unies. Pour permettre à l’ONU de s’adapter aux transformations de notre époque, le Vietnam soutient les efforts de réforme de l’organisation, notamment de l’Assemblée générale, du Conseil de sécurité et du Secrétariat.
Pour sa part, Tô Lâm a souligné que le Vietnam continuerait à défendre résolument la Charte des Nations unies et le droit international, à promouvoir le dialogue et le règlement pacifique des différends et à participer davantage aux opérations de maintien de la paix. Le Vietnam fait le choix de la paix, de la coopération et du développement. Il continuera à œuvrer avec les autres pays au renforcement des Nations unies, au respect du droit international et à la concrétisation des engagements en résultats tangibles pour les populations, afin de bâtir un monde plus pacifique, plus juste, plus inclusif et meilleur pour tous.
Le même jour, dans le cadre de sa participation à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies et de ses activités bilatérales aux États-Unis, Tô Lâm a rencontré le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul et le Premier ministre australien Anthony Albanese.




