La famille de Hô Thi Thuy Hang, 25 ans, originaire de la commune de Hô Dac Kiên, à Cân Tho, cultive le lotus depuis plus de 15 ans. Autrefois, les racines de lotus étaient principalement vendues sur les marchés de gros des provinces du Sud. Mais les débouchés restaient parfois incertains. Hô Thi Thuy Hang a alors décidé de vendre ses produits sur les réseaux sociaux et les plateformes de commerce en ligne. Un changement de méthode qui a permis à sa famille de surmonter les difficultés et de trouver de nouveaux débouchés.

“Au début, je vendais mes produits sur Facebook. Puis, j’ai commencé à les proposer sur des plateformes de commerce en ligne et j’ai vu que ça marchait bien. J’ai donc décidé d’y vendre aussi mes racines de lotus. À cette époque, je suivais une formation en marketing digital à Hô Chi Minh-Ville”, raconte-t-elle.

En plus de sa propre production, la famille de Thuy Hang collecte les récoltes des agriculteurs de la région et s’approvisionne également dans d’autres localités. En combinant la vente traditionnelle et le commerce en ligne, l’exploitation écoule en moyenne 1,5 tonne de racines de lotus par jour, et jusqu’à 2 tonnes pendant les périodes de forte demande.

“En vendant sur les plateformes numériques, nos produits sont plus visibles et plus faciles à trouver pour les clients. Les racines de lotus sont généralement assez chères sur le marché. Comme nous les vendons directement depuis notre exploitation, nous pouvons proposer des prix plus abordables, ce qui facilite aussi l’achat pour les consommateurs”, dit-elle.

En plus des racines de lotus fraîches, Thuy Hang développe plusieurs autres produits: racines épluchées, tranchées ou séchées, ainsi que desgraines de lotus, pour répondre aux différents besoins du marché.

Au-delà des revenus générés, cette activité crée aussi des emplois réguliers pour les habitants locaux. À chaque saison de récolte, l’exploitation fait appel à 15 à 20 hommes pour extraire les racines de lotus. Dans l’atelier de préparation, le nettoyage, le tri et l’emballage sont principalement assurés par des femmes âgées, dont Nguyên Thi Kim Mo, qui gagne entre 200 et 300 mille dôngs par jour.

“Je travaille ici depuis deux mois. Le travail est assez simple, le revenu est stable et, surtout, c’est près de chez moi”, témoigne-t-elle.

Dans les temps à venir, Hô Thi Thuy Hang prévoit de produire de la fécule de lotus. En faisant évoluer ses méthodes de production et en s’appuyant sur le numérique pour mieux relier les produits agricoles aux marchés, Hô Thi Thuy Hang contribue à leur assurer des débouchés durables.