Lors de cette session, le chef du gouvernement a demandé aux ministères, aux secteurs et aux collectivités locales de mettre en œuvre de manière coordonnée les mesures destinées à soutenir la croissance tout en maintenant la stabilité macroéconomique. Les priorités portent notamment sur le perfectionnement du cadre institutionnel, l’accélération du décaissement des investissements publics, le développement de la science et de la technologie, l’innovation ainsi que la transformation numérique, avec pour objectif d’atteindre une croissance à deux chiffres.
«Nous devons affiner davantage nos analyses et anticiper chaque scénario possible, secteur par secteur, domaine par domaine et pour chaque composante de l’économie. En cas de fluctuations, nous devrons mobiliser les instruments de politique monétaire et budgétaire ainsi que les mesures de soutien à l’industrie, à l’agriculture, au commerce et aux services afin de disposer d’un “matelas de protection” face aux chocs extérieurs et d’en atténuer les effets. Parallèlement, nous devons élaborer des solutions concrètes permettant de préciser davantage notre scénario de croissance», dit-il.
Attribuant des missions précises aux différents ministères et organismes, le Premier ministre a demandé à la Banque d’État de gérer avec souplesse les taux d’intérêt, le taux de change et la croissance du crédit afin de maîtriser strictement la masse monétaire et d’éviter toute pression inflationniste. Le ministère des Finances est appelé à conduire une politique budgétaire raisonnablement expansionniste, ciblée et efficace. Quant aux autorités locales, elles sont invitées à accélérer les procédures d’acquisition foncière, d’indemnisation, d’assistance et de relogement dès l’approbation des projets d’investissement.






