Citée par l’agence officielle IRNA, la base de commandement Khatam al-Anbiya des forces armées iraniennes a déclaré que tous les navires souhaitant emprunter cette voie maritime, qu’il s’agisse de bâtiments commerciaux ou de pétroliers, devaient suivre les itinéraires définis par Téhéran et obtenir l’autorisation de la marine des Gardiens de la Révolution islamique.

L’état-major iranien a également averti qu’il répondrait à toute tentative d’ingérence de navires militaires étrangers dans la gestion du détroit ou dans la circulation maritime dans cette zone stratégique.

Le même jour, Téhéran a menacé de se retirer de l’accord actuellement en négociation avec Washington si les États-Unis ne levaient pas leur blocus naval et ne débloquaient pas les avoirs iraniens gelés à l’étranger. Sur la télévision d’État iranienne, Saeed Ajorlou, membre de l’équipe de négociation iranienne, a indiqué que le projet d’accord final n’avait pas encore été approuvé, malgré un rapprochement des positions entre les deux parties. Selon lui, la fin du blocus des ports iraniens et l’accès aux fonds gelés constituent des conditions essentielles à la mise en œuvre de l’accord.

De son côté, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que Washington conservait la capacité de reprendre des opérations militaires si nécessaire. Il a souligné que tout accord devait répondre aux exigences américaines, notamment l’abandon définitif par l’Iran de tout programme d’armement nucléaire, la réouverture du détroit d’Ormuz et l’acceptation de mécanismes de vérification.

Par ailleurs, le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé avoir neutralisé le cargo Lian Star, battant pavillon gambien, qui se dirigeait vers un port iranien. Selon le commandement, le navire n’avait pas répondu à plus de vingt avertissements. Le 29 mai, un missile Hellfire a visé sa salle des machines, immobilisant le bâtiment. «Le navire ne se dirige plus vers l’Iran», a précisé le commandement américain.