Le secrétaire général du Parti communiste et président de la République a rappelé que le Vietnam ne coopérait avec aucun pays au détriment d’un autre. Évoquant les relations sino-américaines, il a estimé que la rivalité entre grandes puissances constituait une réalité objective, tout en soulignant que Hanoï n’abordait pas ces relations sous un angle sécuritaire et ne choisissait aucun camp.

Selon lui, le Vietnam entretient des relations équilibrées avec les États-Unis comme avec la Chine, dans l’intérêt de toutes les parties et au bénéfice de la paix et de la stabilité régionales.

Concernant Pékin, Tô Lâm a rappelé que le Vietnam et la Chine étaient deux voisins liés par une longue histoire. Il a souligné que le développement de relations pacifiques, stables et responsables entre les deux pays profitait non seulement à leurs peuples, mais également à l’ensemble de la région.

À propos de la mer Orientale, il a réitéré la position constante du Vietnam: défendre fermement sa souveraineté et son intégrité territoriale tout en privilégiant le règlement pacifique des différends conformément au droit international, notamment à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982.

Maintenir de bonnes relations avec la Chine, défendre sa souveraineté et régler les différends en mer Orientale sont des objectifs complémentaires et non contradictoires, a souligné le plus haut dirigeant vietnamien.

Interrogé sur l’objectif d’une croissance à deux chiffres, Tô Lâm a indiqué que cette ambition s’inscrivait dans le projet national visant à faire du Vietnam un pays développé à revenu élevé d’ici à 2045, un objectif réaffirmé de longue date par les autorités vietnamiennes.