C’est également l’une des exigences soulignées par le secrétaire général du Parti et président de la République Tô Lâm lors du 4e plénum du Comité central du Parti du XIVe mandat, tenue du 5 au 8 octobre.

Hanoï connaît aujourd’hui un développement soutenu et confirme son rôle de centre économique, politique, culturel et social du pays. Au cours des neuf premiers mois de 2026, son produit intérieur brut régional (GRDP) a progressé de 8,85 %, avec une hausse de 10,02 % au troisième trimestre. Les investissements directs étrangers (IDE) ont dépassé les 4 milliards de dollars. La capitale accélère par ailleurs la réforme administrative et la transformation numérique, tout en mettant en place le modèle de gouvernance locale à deux niveaux. Elle se classe en outre pour la quatrième année consécutive au premier rang national selon l’indice provincial d’innovation (PII).

Dans son schéma directeur à l’horizon de 100 ans, Hanoï dessine un nouvel espace urbain fondé sur un modèle polycentrique, vert, intelligent et moderne, plaçant l’humain au cœur du développement tout en préservant l’identité d’une capitale forte de mille ans d’histoire et de culture.

À l’aune de cette trajectoire, la nécessité de renouveler les méthodes de direction apparaît d’autant plus évidente que la capitale doit répondre à des enjeux de plus en plus complexes et étroitement interdépendants. Ces enjeux ne peuvent être traités isolément. Ils appellent une vision de long terme, une meilleure coordination entre les différents échelons et secteurs, ainsi qu’une capacité à apporter des réponses souples aux difficultés rencontrées sur le terrain.

Dans ce contexte, le renouvellement des méthodes de direction passe d’abord par un meilleur articulation entre l’élaboration des orientations et leur mise en œuvre. Il s’agit notamment de réduire l’écart entre les orientations arrêtées et leur traduction concrète, entre les objectifs fixés et les changements effectivement observés dans la vie quotidienne.

Des méthodes de direction davantage ancrées dans les réalités du terrain, assorties d’une répartition claire des responsabilités, donneraient ainsi à la capitale de meilleures marges de manœuvre pour lever les blocages, relever les défis de son développement et répondre plus efficacement aux exigences des prochaines étapes de son évolution.