Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a justifié cette décision en affirmant que le président Trump «ne permettra jamais à la CPI de poursuivre des Américains». Les nouvelles mesures prévoient notamment le gel des avoirs de la CPI relevant de la juridiction américaine et donnent six mois aux particuliers et entreprises américains pour mettre fin à leurs transactions avec la Cour.

La CPI a vivement dénoncé ces sanctions, les qualifiant d’«attaque contre l’État de droit et les fondements mêmes de l’ordre juridique international», qui remet en cause, selon elle, le principe selon lequel «nul n’est au-dessus de la loi».

À l’ONU, le porte-parole du secrétaire général, Stéphane Dujarric, a fait part de la profonde inquiétude d’Antonio Guterres quant aux conséquences de ces mesures sur la capacité de la CPI à remplir sa mission.

«La décision prise aujourd’hui porte un coup sévère à nos efforts communs en faveur de la justice pénale internationale, dont la CPI constitue un pilier essentiel. La nécessité de rendre des comptes pour les crimes internationaux et de rendre justice aux victimes est au cœur de notre engagement collectif en faveur de la paix, de la sécurité, des droits humains et des libertés fondamentales», a-t-il souligné.

Les ministres des Affaires étrangères de huit pays - Royaume-Uni, Canada, Danemark, Allemagne, France, Italie, Japon et Pays-Bas - ont eux aussi publié une déclaration commune dénonçant fermement les sanctions américaines contre la CPI. Ils ont réaffirmé leur volonté de maintenir une position commune afin de soutenir et de coopérer avec la Cour.