Le Nobel de médecine a été décerné, lundi 5 octobre, à l’Américain Karl Deisseroth et aux Allemands Peter Hegemann et Georg Nagel. Le comité Nobel, réuni à Stockholm, a attribué le 117e prix Nobel de médecine à trois chercheurs pour leurs travaux sur les canaux ioniques activés par la lumière et l’optogénétique, une méthode qui permet de mieux comprendre comment les cellules nerveuses façonnent les souvenirs, les émotions et les comportements.
L’optogénétique offre des possibilités inédites de «cartographie du cerveau dont nous ne pouvions autrefois que rêver», a déclaré le président du Comité, Per Svenningsson.
La manière dont le cerveau régule les émotions, les comportements et les fonctions corporelles a longtemps été un mystère. Mais grâce à cette méthode, qui permet de rendre certains neurones photosensibles (sensibles à la lumière) en combinant le génie génétique et l’optique, les chercheurs ont réussi à y voir plus clair.
Après le prix Nobel de médecine, les autres prix Nobel, en physique, chimie, littérature, paix et économie, seront annoncés successivement du 6 au 12 octobre.




